Rétrospective 2025
- Arnaud Munoz
- 2 janv.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 janv.
8 étapes clés dans la naissance de l’atelier
Cet article est à la fois une présentation de SOCLE et une rétrospective honnête de l’année 2025, nourrie directement par nos échanges internes, nos doutes, nos décisions et nos premiers retours terrain.
Il s’adresse à celles et ceux qui exposent des livres et des objets : libraires, architectes d’intérieur, éditeurs, lieux culturels, marques retail.

ARNAUD & THOMAS MUNOZ - ATELIER AUBAZINE (19) 08/10/2025
QUI EST SOCLE ?
SOCLE est un atelier français qui conçoit et fabrique des outils de présentation pour permettre aux professionnels du retail, de l’édition ou de l’artisanat de structurer leurs espaces avec des outils de présentation modulables, cohérents, durables, pensés pour l’usage.
Nous avons débuté SOCLE en 2025 pour répondre à un constat simple : trop de temps perdu à chercher, adapter et remplacer des accessoires d’exposition qui n’étaient ni pensés pour le retail, ni suivis, ni cohérents entre eux.
2025 n’a pas été une année de volume.
Elle a été une année de fondations.

1/ CHOISIR UN CADRE SOLIDE
Créer SOCLE, c’était aussi faire des choix invisibles mais structurants :
statuts, associés, gouvernance, responsabilités.
Dès les premières semaines, nous avons compris qu’un projet à deux exige :
de la clarté, du dialogue, et un cadre juridique pensé pour durer.
Apprentissage clé : un projet créatif se protège d’abord par une structure saine.
2/
METTRE DES MOTS CLAIRS SUR CE QUE NOUS FAISONS
SOCLE est né d’un constat très concret, observé sur le terrain.
Dans les boutiques, les galeries, les librairies ou les lieux culturels, la manière de présenter un objet conditionne directement la façon dont il est perçu, compris et désiré. Pourtant, les outils pour exposer correctement font souvent défaut.
Nous concevons et fabriquons des modules de présentation destinés aux professionnels du retail, de l’édition, de l’artisanat et de la culture. Des outils standards, bien dessinés et durables, pensés pour répondre aux usages réels du quotidien : installer, déplacer, faire évoluer un espace sans tout recommencer à chaque nouvelle collection ou exposition.
SOCLE s’inscrit volontairement entre deux extrêmes : le sur-mesure long et coûteux, réservé à quelques projets, et les accessoires grand public détournés, souvent fragiles, peu adaptés et impossibles à suivre dans le temps. Nos modules sont conçus comme les éléments d’un système cohérent, capable de se déployer progressivement, de s’adapter aux contraintes du retail, rythme, mobilité, stockage, image et de créer un langage d’exposition lisible et durable.
Plus qu’un mobilier, SOCLE propose une manière d’exposer plus juste, plus simple et plus consciente de l’usage, pour accompagner les professionnels qui prennent au sérieux la façon dont leurs objets sont montrés.
3/ DEFINIR UN LANGUAGE COHERENT
Définir un langage cohérent a été l’une des premières étapes fondatrices de SOCLE. Avant même de dessiner un module, il a fallu choisir des matières capables de dialoguer entre elles, de vieillir correctement et de supporter les usages réels du retail.
Le bois, le métal, les finitions : chaque choix a été fait pour construire une grammaire simple, lisible et répétable, loin des effets de style ou des assemblages opportunistes. Ce langage matière est devenu la base sur laquelle tout le reste s’est construit.
À partir de là, il a fallu transformer une intention en système. Prototyper, tester, ajuster. Trouver les bons prestataires, capables de produire avec précision et constance. Sourcer des matériaux fiables, disponibles dans le temps. Penser le stockage, la répétabilité, la capacité à réassortir sans dénaturer l’ensemble. SOCLE s’est structuré ainsi, par itérations successives, en passant de l’idée à un ensemble d’outils concrets, cohérents et activables, pensés non pas comme des pièces isolées, mais comme un système durable au service de l’usage.
4/
SE CONFRONTER AUX PREMIERS RETOURS CLIENTS
Les premiers retours clients ont rapidement déplacé le projet du dessin vers la réalité de l’usage. Une fois les modules installés, manipulés, déplacés, stockés, certaines évidences se sont imposées.
Ce qui fonctionnait sur le papier devait encore faire ses preuves dans le quotidien des espaces professionnels, soumis au rythme, aux contraintes et aux ajustements permanents du retail.
Les échanges avec les premiers utilisateurs ont permis de confirmer certaines intuitions, mais aussi d’en remettre d’autres en question.
Les premiers retours clients ont rapidement déplacé le projet du dessin vers la réalité de l’usage. Une fois les modules installés, manipulés, déplacés, stockés, certaines évidences se sont imposées.
Ce qui fonctionnait sur le papier devait encore faire ses preuves dans le quotidien des espaces professionnels, soumis au rythme, aux contraintes et aux ajustements permanents du retail.
Les échanges avec les premiers utilisateurs ont permis de confirmer certaines intuitions, mais aussi d’en remettre d’autres en question.

Ces retours ont nourri une phase essentielle d’ajustement : revoir des proportions, renforcer des points de contact, simplifier des assemblages, affiner la manière dont les modules s’intègrent dans des contextes très différents. Plus qu’une validation, ce dialogue a permis de faire évoluer SOCLE vers un système plus robuste, plus lisible et plus juste. C’est à ce moment-là que le projet a cessé d’être une simple réponse à un manque identifié pour devenir un outil réellement partagé, façonné par l’expérience de celles et ceux qui l’utilisent.
Apprentissage clé : la qualité perçue est aussi importante que la solidité réelle.
5/ POSER DES STANDARDS DE FABRICATION
Pour que SOCLE fonctionne comme un système, il a fallu poser des standards de fabrication clairs.
Des règles simples mais exigeantes, définissant les épaisseurs, les assemblages et les finitions, afin de garantir une qualité constante dans le temps.
Ces standards assurent la robustesse des modules, facilitent la production en série courte et rendent possible le réassort sans compromis.
Ils constituent le socle invisible qui permet à chaque module de rester juste, durable et cohérent, quel que soit le contexte d’usage.

6/ CONSTRUIRE UNE COLLABORATION
SOCLE s’est construit en collaboration étroite avec des artisans, des fabricants et des partenaires partageant la même exigence. Plus qu’une simple relation fournisseur, il s’agit d’un dialogue permanent, fondé sur la précision, la confiance et la compréhension des usages réels. Cette collaboration permet d’ajuster, d’améliorer et de faire évoluer les modules dans le temps, tout en garantissant une qualité constante et une fabrication responsable.
Co-développement, tests en conditions réelles, retours d’usage :
ces échanges ont renforcé notre exigence et notre crédibilité.
7/
Voir apparaître les premiers leads
"Un message.
Puis un autre.
Pas encore des commandes massives.
Mais des signaux."
Les premiers leads ont marqué un basculement important : SOCLE cessait d’être un projet en construction pour devenir une réponse attendue.
Ces premiers contacts ont confirmé la pertinence du positionnement et l’intérêt pour une offre claire, professionnelle et cohérente.
Plus que des opportunités commerciales, ils ont validé une intuition de départ: le besoin existait, il fallait désormais y répondre avec exigence et constance.
BILAN ?
Cette première année nous a rappelé des évidences fondamentales : exposer est un métier, la sobriété est un choix exigeant et la qualité se joue toujours dans les détails.
Nous avons aussi confirmé qu’une approche cohérente rassure, et que la patience permet de construire des bases solides.
SOCLE s’est développé lentement, volontairement, sans chercher à brûler les étapes.
Pour la suite, 2026 s’annonce comme une année de déploiement maîtrisé.
Avec la même intention : documenter le réel, montrer l’atelier, partager nos apprentissages et laisser les objets respirer.
ARNAUD & THOMAS - SOCLE